31 oct. 2009

Christine Lagarde en Chine

La ministre française de l'Economie, Christine Lagarde, a réalisé à Hong Kong une visite de trois 3 en Chine, où elle était accompagnée d'une importante délégation d'hommes d'affaires, et qu'elle a estimée être "un succès".

La ministre était présent pour l'adoption d'une convention fiscale entre les deux pays qui n'existe pas encore.

Cette convention, qui doit encore être soumise au Parlement chinois de Hong Kong, vise à éviter la double imposition et prévoit l'échange d'informations dans le domaine fiscal.

Ce processus législatif a débuté devant le Parlement de Hong Kong et pourrait aboutir avant la fin de l'année.

En Chine, Mme Lagarde a également évoqué avec M. Tsang que les compétences de certaines entreprises françaises qui intéressent Hong Kong, comme Alstom, dans le domaine de l'énergie ou des transports ou GDF Suez dans ceux du traitement des déchets ou des eaux


Olivier VEROT
Stratégie Chine

merci

Un grand merci aux sites qui ont fait un lien vers mon Blog Stratégie Chine




























Olivier VEROT
Stratégie Chine

30 oct. 2009

L'Iphone en Chine suite...

L’Iphone se lance officiellement aujourd'hui en Chine


2 ans ans après le lancement de l’Iphone dans le monde l’opérateur China Unicom vendra officiellement les iPhones en Chine, considéré comme le plus grand marché de la téléphonie mobile au monde. L’opérateur chinois espère en vendre 5 millions d’unités en 3 ans ?

voir article sur Marketing Chine, le lancement de l'Iphone en Chine

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mao-tse-iphone

Problèmes, l’Iphone est présent en Chine depuis longtemps, copies et contrefaçon. Ainsi la large diffusion des contrefaçons ou de contrebande risque de compromettre le succès du smart phone dans le pays..

Chine téléphonieP

Le succès de l’Iphone sera compromis car le prix plus élevé que ceux de contrebande. Sans abonnement, le moins cher devrait être affiché à 4.999 yuans (500 euros), soit hors de portée pour le consommateur moyen.

Un sondage internet qui a attiré 120.739 réponses a montré qu’à peine plus de 2% des Chinois accepteraient de payer une telle somme.

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Olivier VEROT
Stratégie Chine

28 oct. 2009

Un chinois du Nord déclenche une tornade

Un chinois du Nord déclenche une tornade

Le simple battement d'ailes d'un papillon peut-il déclencher une tornade à l'autre bout du monde ?

En tout cas un obscur économiste d'une province chinoise reculée peut affoler le marché des changes.

Zhou Hai n'avait certainement jamais vu son nom dans des dépêches avant-hier matin. Simple chef de division au département de la recherche financière de la succursale de la banque centrale de Chine, à Harbin, il a publié un petit texte sur les réserves de changes du pays dans le Financial News, un journal confidentiel qui dépend de l'institution monétaire chinoise. Il y plaide pour le maintien du dollar comme devise principale, mais il estime que la Chine devrait « en réduire la proportion pour augmenter les euros et les yens » dans son panier. Las, ce journal n'est pas diffusé que dans la capitale du Heilongjiang, au nord de la Mandchourie, mais aussi à Pékin. Il n'en fallait pas plus pour affoler les marchés qui l'ont pris pour argent comptant. Le dollar a plongé à son plus bas niveau depuis quatorze mois face à l'euro qui s'est envolé (1,5063 dollar). « e n'exprimais que des opinions purement personnelles», s'est excusé Zhou Hai. Il n'empêche, il a réussi à faire bouger les monnaies, bie n davantage que Ben Bernanke et Jean-Claude Trichet réunis.


Son article précédent, sur les aides à l'agriculture dans son pays, était, il est vrai, passé plus inaperçu.
source figaro


Olivier VEROT
Stratégie Chine

27 oct. 2009

L'euro face au Yuan bat des records

L'euro face au Yuan bat des records

le 27 octobre 2009

L'euro a atteint 1,5064 dollar sur les marchés asiatiques, son plus haut niveau depuis août 2008, dopé par des commentaires selon lesquels la Chine devrait augmenter ses réserves en monnaie unique européenne, ont indiqué des courtiers.


Euro Yuan (chine)

L'euro valait 1,5043 dollar contre 1,5007 dollar vendredi soir.

Face au yen, la devise européenne était stable à 138,15 yens contre 138,16 yens vendredi.

De son côté, le dollar reculait face au yen à 91,83 yens contre 92,07 yens.

Pour sa part, le dollar souffre toujours de spéculations sur le fait que les Etats-unis pourraient tarder, contrairement à d'autres pays, à remonter leurs taux d'intérêts quand les investisseurs préfèrent, en général, les monnaies offrant de meilleurs rendements.


Olivier VEROT
Stratégie Chine

24 oct. 2009

UMP-PCC l'étrange collaboration

UMP-PCC l'étrange collaboration

Jia Qinglin, (CCPPC), s'est engagé jeudi à oeuvrer avec la France pour faire avancer le partenaire stratégique global entre les deux Etats.

Accord politique international entre La Chine et l'UMP (xavier Bertrand)

"Nous devons travailler ensemble pour réaliser un développement constant, sain et à long terme des relations sino-françaises", a indiqué Jia Qinglin lors de sa rencontre avec Xavier Bertrand, secrétaire général de l'Union pour un Mouvement populaire (UMP), parti au pouvoir en France.

Pour Jia Qinglin, de bonnes relations entre la Chine et la France, deux puissances mondiales, sont conformes à l'intérêt fondamental des deux pays et des deux peuples, et favorisent la paix, la stabilité et la prospérité du monde.

"Nous accordons une importance particulière à nos relations avec la France", a-t-il poursuivi, tout en souhaitant que les deux pays, en tenant compte de la situation générale de leur amitié, puissent garder une bonne orientation des relations sino-françaises.

Par ailleurs, Jia Qinglin a salué l'attitude positive de l'UMP en faveur des relations entre la Chine et la France et entre la Chine et l'Union européenne (UE). Le Parti communiste chinois (PCC) et l'UMP doivent renforcer leurs échanges et la coopération dans divers domaines pour consolider leur confiance mutuelle, a-t-il proposé.

Plus tôt jeudi, les deux partis avaient signé un mémorandum sur les échanges, la coopération et la compréhension, à l'issue d'un entretien entre Wang Jiarui, directeur du Département international du Comité central du PCC, et Xavier Bertrand.

Jia Qinglin a également présenté à Xavier Bertrand les efforts chinois sur les économies d'énergie et les mesures de lutte contre le changement climatique. Il a fait entendre que le pays continuerait à contribuer selon ses capacités à la résolution du changement climatique.

Saluant la contribution de la Chine à cet égard, Xavier Bertrand a déclaré que la France renforcerait sa coordination avec la Chine pour garantir le succès de la prochaine conférence de Copenhague.

Le secrétaire général de l'UMP a aussi remarqué le rôle crucial et responsable de la Chine dans les affaires internationales.

A propos des relations entre partis, Xavier Bertrand a ajouté que l'UMP, sous la direction du président français Nicolas Sarkozy, voulait coopérer avec le PCC pour réaliser une relation basée sur la confiance mutuelle et une coopération étroite.

L'UMP fera des efforts concrets avec le PCC pour faire progresser les relations entre la France et la Chine.

La délégation française conduite par Xavier Bertrand a été invitée par le PCC pour une visite du 21 au 25 octobre en Chine.


plus d'information sur french chi

Olivier VEROT
Stratégie Chine

Le Pétrole en Chine

Le Pétrole en Chine

Petit focus sur la ville de Dongying, qui possède le 2ème plus important champ pétrolifère de la Chine, et qui a changé totalement la vie de ses habitants.

Dongying, cette ville a toutefois une stratégie tournée vers l’avenir et sait qu’elle doit diversifier sa structure industrielle.

Elle se situe sur une plaine à perte de vue, ou les tours de forage sont omniprésentes.



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Les familles des travailleurs du pétrole sont venues avec eux à Dongying. Elles s’occupaient d’agriculture. Puisque Dongying se trouve à l’embouchure du fleuve Jaune, la plupart des terres au bord de la mer avaient un sol salin et alcalin. Ces familles ont utilisé l’eau du fleuve pour procéder à la désalinisation du sol et cultiver des céréales.

Les scènes du dur labeur qui a été nécessaire pour exploiter le champ pétrolifère sont encore bien vivantes dans la mémoire de cet homme.

Les sculptures du Centre d’exposition scientifique et technique du champ pétrolifère Shengli racontent le parcours de développement de la ville pétrolière de Dongying.

Cette vie dure n’a guère émoussé la passion pour le travail des ouvriers chinois. À l’époque, le rationnement alimentaire était en vigueur, et chaque ouvrier disposait de 45 jin (1 jin = 0,5 kg) de céréales par mois, alors qu’un cadre, de 28 jin seulement.

Grâce aux efforts inlassables des ouvriers, le champ pétrolifère Shengli, le deuxième en importance en Chine, a été officiellement aménagé en 1974. S’étendant dans le delta du fleuve Jaune, au bord de la mer Bohai, ce champ pétrolifère couvre une superficie de 2 500 km2 dans le nord du Shandong.



Grandes entreprises pétrolières, petit gouvernement municipal

En 2008, les impôts sur le bénéfice versés par le champ pétrolifère Shengli représentaient 1,72 % des recettes fiscales de la Chine et la moitié du revenu financier de Dongying.

Tout le monde sait que Dongying doit son existence au champ pétrolifère Shengli. M. Wang Junhua, un chauffeur ayant trente ans de carrière, a pu constater de ses propres yeux le développement de cette ville. « Dans la zone du champ pétrolifère, il y a des routes et d’autres infrastructures. »

D’après M. Wang Zenglin, expert en chef de l’exploration pétrolière au champ pétrolifère, la partie principale du champ se trouve dans les environs de Dongying, des deux côtés de l’embouchure du fleuve Jaune, et s’élargit vers les régions de Binzhou, Dezhou, Jinan et Zibo. Actuellement, la zone de prospection pétrolière s’étend de plus en plus du bassin du golfe Bohai jusqu’à d’autres régions. Le total des ressources pétrolières atteint 11,9 milliards de tonnes, et celui des ressources en gaz naturel, 1,3 billion m3. Les réserves pétrolières déjà découvertes sont de 4,83 milliards de tonnes.

« Grande entreprise pétrolière, petit gouvernement municipal » est l’expression la plus connue des habitants de Dongying. C’est le reflet réel des relations entre le champ pétrolifère et le gouvernement municipal. Les deux ont le même niveau administratif, l’un ne se subordonne pas à l’autre. C’est un phénomène peu courant en Chine.

Le champ pétrolifère Shengli compte 198 000 travailleurs auxquels s’ajoutent les membres de leur famille. La population totale approche 400 000 personnes, soit le cinquième de la population totale de Dongying qui compte moins de 2 millions d’habitants.


L’avenir

Mme Wang Hongmei va franchir le cap de la trentaine cette année, et elle travaille au champ pétrolifère depuis une dizaine d’années. Son père est aussi un vieil employé de Shengli. Quand Mme Wang était enfant, son père ne lui parlait que de pétrole. « À l’époque, beaucoup de gens voulaient travailler à la compagnie pétrolière. Grâce au pétrole, nous menons une vie agréable et nous avons cette belle ville de Dongying », déclare-t-elle.

Pendant les années 1990, la production annuelle de pétrole brut du champ pétrolifère Shengli était de plus de 30 millions de tonnes. Ces dernières années, afin de stabiliser la production de pétrole brut, la production se maintient aux alentours de 27 millions de tonnes. « Depuis la création du champ pétrolifère, la production totale de pétrole brut y a atteint 936 millions de tonnes, ce qui représente le cinquième de celle de l’ensemble du pays depuis 1949, année de la fondation de la Chine nouvelle », explique M. Wang Zenglin.

On se soucie de l’avenir du champ pétrolifère Shengli. En fait, le pétrole est une ressource non renouvelable.

Certain souhaite voir de ses yeux un développement plus poussé du champ pétrolifère. « Nous ne pouvons pas le prévoir pour les décennies à venir, mais nous sommes sûrs que dans 100 ans, Shengli sera encore un grand champ pétrolifère de la Chine », dit-il. Avec la technique actuelle, le taux de réussite de l’extraction pétrolière n’est que de 28,1 %, ce qui représente une quantité de pétrole inférieure à 10 % des réserves totales. « Notre objectif est d’augmenter peu à peu ce taux de réussite à 40 %, voire plus », ajoute-t-il.

Les vacances d’été ont commencé et une centaine d’étudiants du campus de Dongying de l’Université du pétrole de Chine sont arrivés à Shengli pour y faire un stage. Ils sont affectés à des postes différents, tant dans la succursale qu’au bureau d’administration.


« Si nous montrons de bonnes compétences professionnelles, nous serons embauchés par le champ pétrolifère. Nous n’avons pas de souci pour trouver un emploi », confie un étudiant de la spécialisation pétrole.


Même avec son atout de réserves pétrolières, Dongying n’arrête pas pour autant de chercher une nouvelle voie. Comment procéder à la diversification industrielle à partir d’une seule industrie?


source China Today



Olivier VEROT
Stratégie Chine

22 oct. 2009

La Chine VS Google Books

La Chine VS Google Books

La Chine a aussi son mot à dire sur Google Books et d'accuser le géant américain de s'être assis sur les droits de ses auteurs, dont certains dirigeants politiques.

Google-Books-LogoLa fronde anti-Google Books ne connaît a priori pas les frontières, les chinois se plaignent de google. Déjà critiqué dans son pays où un accord amiable doit encore recevoir l'aval de la Justice, le service de numérisation et de mise en ligne de livres a été taclé par l'Europe. Principal reproche, celui d'avoir numérisé à tout-va dans les fonds de bibliothèques pour ne s'intéresser réellement qu'a posteriori à la problématique des droits d'auteurs.

À ce petit jeu, un peu moins de 18 000 livres chinois ont été intégrés dans Google Books, et visiblement en toute illégalité. C'est ce que vient de faire savoir la société des droits d'auteurs pour les œuvres écrites de Chine. Et l'affaire pourrait devenir hautement sensible puisque parmi les ouvrages pointés du doigt, certains ont été écrits par des officiels chinois.

" Google a violé une règle largement acceptée en matière de copyright selon laquelle il faut une autorisation et le versement de droits avant de scanner, et utiliser des œuvres protégées. […] Aucun des auteurs que nous avons contactés, ne nous a dit avoir été avisé par Google de l'utilisation de leurs travaux "

, a déclaré le directeur-général adjoint de la société. À défaut d'un accord amiable, des poursuites judiciaires sont envisagées.

Aux États-Unis, le projet de bibliothèque numérique de Google a fait l'objet d'une conciliation avec les représentants des auteurs et éditeurs. Cet accord prévoit notamment le versement de 125 millions de dollars pour le financement du Registre des droits sur les livres qui doit permettre aux ayants droit, dont les œuvres ont été mises en ligne via Google Books sans leur accord explicite, d'obtenir une rémunération. Un accord remanié doit être à nouveau présenté à la Justice US le 9 novembre.

Récemment, la chancelière allemande, Angela Merkel, a vivement critiqué Google Books, déclarant que : " les droits d'auteur doivent être protégés sur Internet. […] C'est pourquoi nous rejetons la numérisation si on ne tient pas compte de cette protection, comme le fait Google ".
source

Olivier VEROT
Stratégie Chine

Croissance de 8% en Chine

Croissance de 8% en Chine pour 2009


La Chine vu son produit intérieur brut (PIB) progresser de 7,7 % sur les neuf premiers mois de l'année, table avec certitude sur une croissance de 8 % pour l'année 2009.

Le PIB de la Chine a continué de croître au troisième trimestre, à + 8,9 % sur un an, après + 7,9 % au deuxième trimestre, selon le BNS

La plupart des économistes tablent sur une croissance plus forte encore en 2010 étant donné la faiblesse relative de l'année 2009, la probabilité d'une reprise partielle dans les exportations et les mesures de soutien déjà engagées.

La production industrielle en Chine a progressé de 13,9 % sur un an en septembre, contre 13,3 % en août. Les investissements en chine dans les actifs fixes ont bondi de 33,3 % au cours des neuf premiers mois, contre 33 % sur la période janvier-août.

Le gouvernement :

"la situation économique ait été meilleure qu'attendu, par rapport aux prévisions annoncées en début d'année".


"les bases de la reprise avaient toujours besoin d'être consolidées".


Malgré les signes de reprise économique, la Chine est toujours empêtrée, d'un point de vue technique, dans la déflation.

L'indice des prix à la consommation a baissé de 0,8 % sur un an en septembre tandis que l'indice des prix à la production a chuté de 7 %, conformément aux attentes des marchés. L

es économistes s'attendent toutefois à un retour de l'inflation sur les prix à la consommation.

Affectée par la crise financière et économique internationale qui, en particulier, avait réduit la demande étrangère pour les produits fabriqués en Chine, le pays a vu sa croissance chuter à + 6,8 % au quatrième trimestre 2008, et même + 6,1 % au premier trimestre 2009. On craint cependant la naissance d une bulle financière.

Elle s'est redressée sous l'effet des mesures prises par les autorités : assouplissement de la politique monétaire, mesures fiscales en faveur de secteurs en difficulté et investissements massifs, dans le cadre d'un plan de relance.

Le marché automobile chinois a bénéficié de cela.



Olivier VEROT
Stratégie Chine

21 oct. 2009

China gold se développe en Asie

China gold se développe en Asie

La China Gold (China National Gold Group Corporation), entreprise contrôlée par l'Etat, envisage d'intensifier sa présence en Asie centrale, en Russie et en Afrique, dans le cadre de son programmme de diversifications des destinations d'investissement.

La société envisage deux nouveaux projets de métaux précieux dans ces régions, et s'attend à finaliser l'affaire au début de l'année prochaine, a indiqué le quotidien, citant Tong Junhu, directeur des affaires à l'étranger de la China Gold.

La société, le plus grand producteur d'or de Chine (et acheteur), a déclaré qu'elle avait réalisé des percées en Russie et en Mongolie, mais a refusé de divulguer les détails.

La China Gold est l'actionnaire majoritaire de la Zhongjing Gold, la première valeur aurifère en Chine. La Zhongjin acquerra cinq mines d'or au deuxième semestre de l'année, ajoutant ainsi environ 100 tonnes supplémentaires à ses réserves.

Olivier VEROT
Stratégie Chine

Byd en forte progression


Byd en forte progression

Byd est avec Beijing-Hyundai un défi permanent aux analystes de l’automobile Chinoise. voir histoire de son dirigeant 1ere fortune de Chine. Lorsque le 2e constructeur Chinois “pur” dépassait les 30 000 ventes mensuelles, les experts disaient que ce n’était qu’une bulle. Que ce chiffre n’était atteint qu’en ayant recours à des ventes temporaires à prix cassés. Non seulement, depuis Byd a confirmé ce score, mais en septembre, il a établi un nouveau record de 44 000 ventes. Soit 89% de mieux qu’en septembre 2008.


Olivier VEROT
Stratégie Chine

18 oct. 2009

La stratégie de développement de la Chine

La stratégie de développement de la Chine


Les régions moins développées de l'ouest de la Chine recevront 296 milliards de yuans (43,3 milliards de dollars) d'investissements, à travers 551 projets signés vendredi par des investisseurs chinois et étrangers.

Ces accords ont été conclus lors de la 10ème Foire économique et commerciale internationale de l'Ouest de la Chine en cours à Chengdu, capitale de la province du Sichuan (sud-ouest).


Les investisseurs chinois sont impliqués dans 539 des 551 projets, représentant 288,9 milliards de yuans. Les 12 projets restants seront financés par des investisseurs étrangers, pour un montant d'environ un milliard de dollars.

Les ressources locales, la fabrication d'équipements, les services ainsi que les nouvelles et hautes technologies sont les secteurs préférés des investisseurs.

Les régions de l'ouest du pays incluent 12 régions autonomes, provinces et municipalités, représentant une population totale de 370 millions d'habitants.



Olivier VEROT
Stratégie Chine

15 oct. 2009

Les politiques monétaires du gouvernement chinois

Les politiques monétaires du gouvernement chinois


Les politiques monétaires du gouvernement chinois, fondée sur une parité artificiellement maintenue fixe entre le RMB et le Dollar, ont grandement contribué à le mettre dans cet embarras, prouvant une fois de plus que la monnaie est une chose trop sérieuse pour être gérée sous la contrainte du pouvoir politique.



Le flottement du Yuan


Dans un régime de monnaies à cours flottant, c'est à dire fluctuant sur un marché international de devises au gré de l'offre et de la demande de RMB, jamais la Chine n’aurait pu accumuler de tels excédents.

En effet, imaginons qu’un fabricant d’ordinateurs de Shanghai vende pour 200$ de produits à un revendeur américain. Avec ces 200$, il doit payer des salaires, des amortissements d’investissement, des taxes, des intérêts de prêts, le tout libellé en RMB.

Si le RMB était une devise de marché, il proposerait ses dollars (lui ou sa banque) sur ledit marché mondial, et demanderait des RMBs en échange. Or, comme la Chine exporte beaucoup plus vers les USA que l’inverse, une telle politique conduirait à un excès d’offre de dollar et de demande de RMB : le cours du RMB par rapport au dollar s’inscrirait à la hausse. La perte de compétitivité monétaire des produits chinois par rapport aux concurrents payant leurs frais en dollars serait largement compensée par, d’une part, la baisse du coût d’achat des matières premières achetées hors de Chine, libellées en dollars le plus souvent, et d’autre part par la baisse du coût des investissements nécessaires pour augmenter la productivité des salariés chinois, sous réserve que des contraintes politiques et fiscales n’obèrent pas ces investissements.

Autrement dit, la hausse du RMB sur les marchés mondiaux des devises forcerait les entreprises chinoises à gagner en productivité pour maintenir leurs parts de marché à l’export, mais en contrepartie, permettrait aux salariés chinois d’importer plus de biens que la Chine ne peut produire elle-même, ce qui améliorerait l’offre à laquelle ils ont accès et donc leur pouvoir d’achat. Les excédents commerciaux de la Chine se seraient donc réduits, mais cela n’aurait en rien constitué un appauvrissement pour les chinois.

Rappelons que contrairement à ce que suggère une vision superficielle des choses, exporter, c’est s’appauvrir, car on vend en dehors du pays le produit de son travail, généralement utile, contre de la monnaie, qui n’a d’utilité que indirecte, alors qu’importer, c’est s’enrichir, puisqu’on bénéficie du travail des autres, contre de la monnaie.


Dans un monde normal de libre échange, il convient toutefois que ces dits échanges ne soient pas trop déséquilibrés, pour que les importateurs nets ne puissent trop longtemps vivre sur la sueur des exportateurs.

Faire l’effort d’exporter ce que l’on sait faire le mieux est donc l’indispensable contrepartie du pouvoir de s’enrichir en important ce pour quoi les étrangers sont plus efficaces.



Mais si une nation exporte plus qu’elle n’importe vis-à-vis d’une autre nation, sa monnaie doit prendre de la valeur par rapport à celle du pays importateur, ce qui est une juste reconnaissance de la meilleure contribution du travailleur exportateur à enrichir le consommateur importateur, que l’inverse.

Mais hélas pour lui et sa population, le gouvernement chinois a choisi une autre voie, apparemment porteuse à court terme, mais dont les dangers se matérialisent aujourd’hui.

Il a choisi de maintenir arbitrairement un change fixe par rapport au dollar.


Quelles en ont été les conséquences ?



Conséquence des parités fixes

L’ouvrier chinois est mal payé, car la conversion de son pays à l’économie de marché, et encore, de marché très dirigé, est récente, et l’on ne rattrape pas en 20 ans des siècles de modèles de développement peu favorables, avec pour paroxysme les années Mao, qui ont coûté au pays des millions de morts et un désastre économique parmi les plus dramatiques, même au sein des pays communistes. Seul le cambodgien Pol Pot a poussé le délire meurtrier plus loin encore.

Voilà donc un pays où une jeune classe d’entrepreneurs co-optés par le parti est priée de faire du business pour sortir le pays de la pauvreté, et où produire ne coûte rien, car les salariés y sont dociles, intelligents, et mal payés.

Notre fabricant d’ordinateurs peut donc exporter des milliers de petites boites qui lui rapportent 200$ chacune. Tout le monde y trouve son compte. Le revendeur d’ordinateurs américain peut faire des marges très correctes tout en vendant plus de petites boites beiges à 500$ que s’il vendait du "made in USA", qui lui reviendrait 600$ pièces, et qu’il devrait suer sang et eau pour arriver à les vendre à 800$.

Notre entrepreneur chinois doit payer ses charges en RMB. Il va donc à sa banque, laquelle va à sa banque centrale, reçoit 200 dollars moins les frais, et émet toujours la même quantité de RMBs.

De fait, les cours des monnaies ne se réajustent pas, et la banque centrale chinoise accumule des dollars et met en circulation des grands volumes de RMBs.

L’ouvrier Chinois, déjà appauvri par le refus de sa banque centrale de voir reconnaître la valeur de son travail pour l’importateur américain, en laissant s’apprécier ses Yuans durement gagnés, s'appauvrit une seconde fois en se voyant refuser la possibilité d’acheter plus de bons produits étrangers, puisque sa monnaie reste artificiellement sous cotée.

Voilà qui serait, partout ailleurs, fortement inflationniste. En effet, les entreprises chinoises produisent massivement pour l’exportation (donc la chine s’appauvrit), donc la quantité de production accessible aux chinois est insuffisante par rapport à la quantité de RMBs mise en circulation : la politique de changes fixes est donc inflationniste. Mais nous allons voir qu’en Chine, rien ne se passe comme ailleurs.

Vous me direz que si l'entrepreneur Chinois à plein de RMBs à dépenser, il doit en contrepartie être mis sous pression par ses salariés pour augmenter les salaires, et que de fait, sa compétitivité va baisser, alors que les anticipations salariales vont exercer une pression à la hausse sur les prix à la consommation, incitant alors les patrons chinois à augmenter la part de leur production écoulée sur le marché intérieur, ce qui équilibrerait le système.

Et il est vrai que les chiffres d’inflation en Chine sont plus élevés qu’en occident. Mais pas autant qu’ils le devraient.

Pourquoi ?

En Chine, rien ne se passe jamais comme on l’attend !



Soft slavery

La chine n’est pas exactement une démocratie...

et le parti communiste chinois, même s'il n' plus qu'un lointain rapport avec ce qu'il était sous Mao, n’ a que peu à faire du bien être de l’ouvrier de base, pourvu qu'il soit maintenu au dessus du seuil de douleur provoquant la révolte.






Les ouvriers chinois peu qualifiés, venus massivement des campagnes pour travailler en ville, sont soumis à un régime d’esclavage soft décrit abondamment par Thierry Wolton (à ne pas confondre avec Dominique Wolton), grand connaisseur des sociétés communistes, dans son dernier opus sur la chine, "Le grand Bluff Chinois" (2007), dont on peut trouver une bonne recension.

Lorsqu’il arrive d’une campagne, l’ouvrier chinois doit d’abord obtenir un permis de travail en ville.


Ce permis a un coût forfaitaire, représentant plusieurs mois de salaire d'ouvrier. Mais en plus, s’il change d’employeur, il devra racheter un nouveau permis !

Voilà qui n’incite guère les employés peu qualifiés à faire jouer la concurrence inter-employeurs en changeant souvent d'emploi.

En revanche, ceux dont les qualifications augmentent suffisamment, ou suffisamment entreprenants pour devenir leur propre patron, n’ont pas se problème, car le prix du permis de travail devient négligeable par rapport à leur revenu.

Notre vendeur d’ordinateurs va donc devoir, avec sa pluie de RMBs, choyer ses cadres, qui vont encaisser la majeure partie des fruits de l’exportation, va lui-même bâtir rapidement une fortune importante, mais en contrepartie, il pourra maintenir ses salariés peu qualifiés à un niveau de rémunération bas.

Ce modèle se révèle incroyablement inégalitaire, permettant à une classe de super riches et un groupe important de classe "moyenne supérieure" de se jeter dans les bras de la société de consommation, ce qui n’est pas une mauvaise chose en soi, mais maintenant à des niveaux de vie extrêmement faibles 75% d’une population de plus d’un milliard trois cent millions d’individus.

Mais le riche a beau consommer tant et plus, au bout d’un moment, que faire de tous ces RMBs ?


Une spéculation effrénée

Les chinois sont naturellement épargnants, culturellement parlant, souvenir des années difficiles. L’épargne d’aujourd’hui est la promesse d’une vie meilleure demain. En outre, les systèmes de retraites chinois n’inspirent que modérément confiance à une population qui se sait vieillissante. Alors ceux qui le peuvent mettent beaucoup d’argent de côté, argent qu’il faut bien placer. Mais comme partout, les marchés chinois (financiers, immobiliers, etc…) sont encadrés de nombreuses réglementations qui tendent à empêcher les offres de s’adapter aux demandes.

Notamment, les taux de rémunération servis aux épargnants sur livret sont strictement limités par la loi, et tendent à être maintenus artificiellement bas. Les banques ont donc eu à disposition pendant des années des monceaux d’argent à prêter à des taux bas. C’est bon pour l’investissement, me direz-vous ? Et c’est vrai qu’en première approche, les taux d’investissement en Chine sont importants. Mais, tout comme aux USA, les distorsions étatiques à la baisse des taux d’intérêt accessibles aux entreprises tendent à favoriser des projets hautement spéculatifs à la rentabilité douteuse, notamment dans l’immobilier.

Beaucoup de riches ont du capital en excès, et la Chine ne manque pas d’épargne mobilisable pour financer du crédit artificiellement rendu bon marché. Il en résulte la formation de bulles. Bulles d’actifs (la bourse de Shanghaï est connue pour sa volatilité), et surtout une bulle immobilière qui est en train d’éclater. Car dans les grandes cités d’affaires aussi, des immeubles pharaoniques ont été construits massivement, et ces espaces peinent à trouver preneur (vidéo).

Dans la seule ville de Pékin, il y aurait plus de 10 millions de m2 vacants, alors que seuls 700 000m2 ont trouvé preneur en 2008. 14 ans de stocks !

A Pékin, le phénomène a été amplifié par les jeux olympiques (vidéo). Mais des vidéos peuvent être trouvées observent le même phénomène à Shanghaï ou Ghuangzou, et selon des professionnels de l’immobilier, dans plusieurs autres villes d’affaires.

Et cela laisse présumer de larges surcapacités dans l'industrie du bâtiment et de l'équipement du bâtiment (ascenseurs, chauffages, etc...). Rien de réjouissant.

La situation ne serait pas meilleure dans le domaine du logement. En Chine, le sol est toujours la propriété de l’état, et la gestion des droits à développer par cet état favorise les bulles immobilières, selon M. Yasheng Hueng, auteur de "Capitalism With Chinese Characteristics". Le ratio prix médian sur revenu médian des logements "middle class" dans les grandes villes d’affaire atteindrait un facteur 10, soit celui des grandes villes de la côte ouest des USA avant l’éclatement de la crise, selon l’interview de M. Cheng citée en début d’article, qui reconnaît l’existence de cette bulle. Résultat : les ventes de logements ont chute de 40% en 2008. Mais ni le gouvernement chinois, ni l’appareil statistique du pays, ne semblent trop expansifs sur cette bulle.

De plus, il semblerait que les investissements massifs consentis par l’économie chinoise aient avant tout favorisé beaucoup de mal investissements mais n'ait contribué à moderniser l’appareil productif qu'au prix de nombreuses disparités entre secteurs. En effet, si l’employeur peut maintenir des salaires artificiellement bas, pourquoi trop investir dans la productivité du capital ? Notamment, les campagnes et l’agricultures restent particulièrement archaïques, selon de nombreux observateurs comme Guy Sorman. Selon Gavekal, la firme de recherche financière de M. Gave, les inégalités sont également géographiques: les échanges mondiaux des chinois reposent à 90% sur 9 régions côtières mais laisse à la traine l'immense majorité du territoire intérieur (22 régions sur 31).

Par contre, d'autres secteurs d'activité semblent connaître des sur-capacités importantes: dans son interview, M. Gave évoque l'acier. D'autres observateurs de la chine évoquent de telles surcapacités dans toute l'industrie en Général: dans une économie tournée vers l'exportation, la chute de la consommation des principaux clients réduit les carnets de commande et provoque une sous utilisation de l'appareil productif.


Quelle est l’exposition des banques chinoises à ces bulles ?

Quel effet de levier les chinois ont-ils consenti pour maximiser le rendement de leurs capitaux investis ? Mystère, le moins que l’on puisse dire est que l’appareil statistique chinois ne livre pas grand-chose, du moins en anglais compréhensible. On ne sait pas très bien si les banques chinoises sont assez solides pour supporter des défaillances liées à des mal-investissements de grande ampleur.


Une croissance surévaluée ?

Le plan de relance Chinois, égal à 14% du PIB sur deux ans (si l’on avait eu la même chose en France, le plan de relance aurait totalisé 220 Milliards d’Euros ! Il a été vendu à 26, et en fait plutôt 20), a provoqué une hausse massive des crédits au premier semestre 2009, où les crédits émis sur 6 mois ont largement surpassé les octrois des années entières précédentes ! Bref, la Chine pratique une politique de fuite en avant dans le crédit. Les chiffres de croissance annoncés (plus de 6%) sont donc sujets à caution.

L'American Enterprise institute estime quant à lui que la comptabilité publique chinoise fausse totalement les données du PIB chinois, notamment en confondant accumulation de stock et ventes réelles.

Bref, l’administration de l’économie chinoise par l’état, loin de laisser cours aux forces d’équilibre à l’œuvre dans des marchés libres, a produit moult déséquilibres intérieurs, dont on ne sait s’ils peuvent être supportés par un simple soubresaut d’une économie dont la tendance haussière se maintiendrait en toute vigueur, ou si ils vont au contraire plonger le pays en état de crise pendant plusieurs années, avec des phases de rémission apparentes suivies de nouvelles périodes de fièvre.

Mais ces déséquilibres intérieurs ne sont que la moitié de l’équation. Ceux qui sont apparus entre la chine et le reste du monde, et notamment les USA, ne sont pas moins redoutables.


Exporte ordinateurs contre du vent

En 2008, patatras, le monde découvre avec stupeur que l’américain moyen achetait ses écrans plats chinois avec de la dette qu’il contractait partiellement sans contrepartie en terme de création de valeur.

L’ouvrier chinois n’a pas de chance. Car il faut reconnaître qu’il n’est pas pour grand-chose dans la bulle de crédit américaine, dont les causes sont massivement endo-américaines.

Certes, le système financier chinois, dont la banque centrale a accumulé des dollars, s’est empressé de racheter avec ces dollars des obligations du trésor américain, dont il détient 2 000 milliards (pour un PIB de 4 400), ce qui en fait le premier créancier de l’Amérique.

Cela a permis à l’état américain de financer des déficits massifs à des taux longs qui sont restés raisonnables (cf. cette conférence de Marc Scitivaux), et donc de nourrir l’économie américaine de dollars bon marché. Autrement dit, non seulement l’américain s’enrichissait en important le fruit du labeur chinois, mais il récupérait à crédit les dollars par le biais de dépenses publiques dont il ne payait pas l’intégralité du financement, avec la complicité du gouvernement chinois et des banques de ce pays, que les intérêts versés par l’oncle Sam contentaient bien, quand bien même la Chine d'en bas n’en a vu qu'une partie des fruits.

Aux USA, la pratique généralisée du crédit hypothécaire rechargeable, la distorsion du marché du crédit et du marché foncier par les gouvernements, et une banque centrale victime du syndrome (décrit par Hayek) du planificateur dépassé par les signaux contradictoires, ont fait le reste. Les dollars qui ont servi à payer les consoles de jeux et les fauteuils en cuir made in China étaient en partie fondés sur du vent, et non de la création de valeur réelle.

Et les banques chinoises se retrouvent avec tout ce papier sur les bras !


Avec comme perspective de le voir perdre une grande partie de sa valeur par rapport aux monnaies flottantes, et par rapport aux matières premières libellées en dollars !

Peter Schiff, le financier proche de Ron Paul, qui avait prévu la forme que prendrait la crise dès 2005, synthétise ainsi avec son inimitable talent pédagogique l'escroquerie dont ont été victimes les chinois dans son ouvrage, "crash proof":
Bref, les banques chinoises, et notamment la banque centrale, risquent de devoir admettre que la monnaie qui a servi à financer l’accroissement de la richesse de la Chine d’en haut et du train de vie de l’américain moyen ne vaut pas tout à fait autant qu’ils ne le croyaient. Par conséquent, elles vont devoir enregistrer des pertes massives sur les produits du trésor US qu’ils détiennent… Et entériner ainsi le vol de valeur et de richesse dont leur peuple a été victime, en espérant que celui ci ne comprenne pas trop l'économie...

La Banque centrale chinoise sur le fil du rasoir

La réaction des autorités chinoises est très pragmatique : ils annoncent qu'ils ne couperont pas le robinet des achats de bons du trésor pour les bons venus à échéance, afin de ne pas provoquer de panique, mais ils ajoutent que leurs réserves additionnelles de change seront investies dans d’autres devises et commodités, dont ils moduleront les achats de façon à ne pas provoquer une trop grande disruption dans les cours.

Certains observateurs particulièrement bien placés estiment que les chinois, quand bien même ils le voudraient, ne pourront pas se dégager si facilement de leurs excédents de dollars en dehors d'achat de bons du trésor US.


S'ils essaient d'échanger significativement leurs futurs excédents en dollars contre d'autres devises, ou de l'or, ils provoquent aussitôt un déséquilbre de marché qui rend ces achats non rentables. L'achat direct d'actifs américains autres (entreprises, etc...) est incertain dans un contexte de formation d'une bulle de dette étatique. Ils ne peuvent donc avancer que sur la pointe des pieds.

Mais en outre, s'ils coupent trop brutalement le robinet aux américains, ils risquent d'être obligés de réévaluer brutalement leur monnaie par rapport à un dollar en difficulté, ce qui serait catastrophique pour une économie tournée pour un temps encore assez long vers l'exportation. Sans parler de risques de guerre protectionniste que pourrait engager l'administration Obama par pure démagogie. Si demain, la Chine ne vend plus aux américains, ce n'est pas grave pour les américains qui achèteront plus au Brésil ou au Mexique, mais ennuyeux pour l'économie chinoise qui dépend beaucoup de ses exportations, quand bien même la progression de son marché intérieur est significative. Bref, la Chine, pour l'instant, dépend plus des USA que les USA ne dépendent de la Chine.

Leur "chance" toute relative, par rapport à cette affaire, est que le volume de leur commerce extérieur avec les USA est en forte contraction: les ménages américains ont beaucoup baissé leur consommation, donc leurs importations. Les nouveaux excédents à placer seront donc moins élevés que par le passé.

Il est donc plausible que les chinois puissent mettre la tactique évoquée par M. Cheng en application, mais très progressivement, en essayant de ménager tous les équilbres en jeu.

Rien ne sert de se raccrocher à de faux espoirs.

Quel que soit son destin, la croissance de la Chine ne sera pas la locomotive de la reprise économique du monde occidental.

Olivier VEROT
Stratégie Chine

Audi en Chine


Audi en Chine



Audi, filiale haut de gamme du groupe Volkswagen a annoncé une baisse de 6,8% de ses ventes en septembre, à 88.600 véhicules, tout en se disant bien parti pour atteindre son objectif annuel d'environ 900.000 véhicules vendus.

Sur les neuf premiers mois de l'année, Audi accuse une baisse de 7,5% de ses ventes, à 705.300 unités.



Olivier VEROT
Stratégie Chine

13 oct. 2009

traduction de la vidéo CCTV sur Jean Sarkozy

traduction de la vidéo CCTV sur Jean Sarkozy


voir traduction de la vidéo Jean sarkozy

Olivier VEROT
Stratégie Chine

12 oct. 2009

La Chine est elle le moteur de la reprise mondiale, ou prochaine bulle

La Chine est elle le moteur de la reprise mondiale, ou prochaine bulle ?

L'économie Chinoise est vue par certains analystes économique comme le moteur possible de la reprise mondiale, tirant l'occident dans son sillage. D'autres, au contraire, estiment que les théories du "découplage", entre une Chine qui poursuivrait sa marche en avant, alors que le reste du monde serait en crise, ne tiennent pas la route.
Il y aurait autant de scénarios que d'économistes, pour envisager cette situation.



Moteur de la croissance?

La Chine a compris que son rebond passerait par un développement des échanges intérieurs et avec la zone commerciale de l'extrême orient, la plus peuplée du monde, avec 3 milliards d'individus dont la marge de progression en terme de richesse est considérable. Elle met donc tout en oeuvre pour parvenir à former une sorte de marché économique commun asiatique, utilisant ses réserves de changes pour aider ses voisins les plus pauvres à développer leurs infrastructures d'échange avec elle.



L'empire du milieu se prépare à un changement monétaire majeur: la convertibilité du Renminbi
Nous verrons plus loin pourquoi la convertibilité du Renminbi peut être extrêmement bénéfique pour l'économie chinoise, contrairement à ce que dit la presse mainstream qui n'y voit qu'une menace pour les entreprises exportatrices.

La stratégie Chinoise utilisera la mutualisation des forces régionales pour en maximiser les fruits par l'échange, ce qui éloigne le spectre de tout conflit avec Taïwan, par exemple. Taïwan dispose d'une classe managériale formée qui manque à la Chine. Depuis la normalisation croissante des relations entre les deux pays, de nombreux taiwanais travaillent à Shanghaï pour les entreprises chinoises, qui bénéficient de leur savoir faire.
La Chine normalise également ses relations avec le Japon, en vue, entre autres, de développer les échanges technologiques avec son voisin rival.

Un commerce développé est le meilleur garant de la paix, les adversaires de la mondialisation et autres protectionnistes de chez nous feraient mieux de s'en rappeler...

Enfin, les chinois disposent d'une épargne considérable (50% du PIB), qui va nécessairement être dérégulée avec la convertibilité du RMB. Cela fera de Hong Kong, à moyen terme, l'épicentre de la finance mondiale, devant Londres sûrement, dans un axe conjoint avec Wall Street.

Toutes ces informations sont évidemment de nature à rendre très optimiste pour l'économie de l'Asie orientale à moyen et long terme. Mais à court terme, l'économie chinoise ne risque-t-elle pas de traverser des turbulences ? Seront elles modérées ou sévères ?


Bulle financière?

A long terme, l'évolution positive de l'économie Chinoise a t elle un sens?
Toutefois, à court et moyen terme, de nombreux autres observateurs de l'économie chinoise observent que cette économie avance aujourd'hui sur le fil du rasoir, car elle est plombée par de nombreux déséquilibres conjoncturels et structurels.

Or, comme aux USA, des politiques économiques et monétaires inopportunes sont la cause de ces déséquilibres, même si ces politiques furent différentes. Les 2leçons sont les mêmes : On ne soumet pas impunément la monnaie, le crédit, et les contrats, à l’arbitraire politique.

Les chinois inquiétés par la FED

Les déclarations des officiels chinois montrent à la fois lucides, pragmatiques, mais aussi très embarrassés.

  • "l’or était tout à fait une alternative au dollar, mais que les Chinois ne pouvaient faire que des achats mesurés pour ne pas déséquilibrer les cours"

  • "Si la Fed continuait à créer des dollars à partir de rien pour racheter des bons du trésor, alors le dollar chuterait et l’inflation aux USA réapparaitrait sous 1 à 2 années",

  • "la Chine ne pouvait se désengager brutalement, mais que désormais, les recettes de changes supplémentaires seraient diversifiées en Yen, en euro, autres devises et or"

  • "le flot d’excédents commerciaux chinois avait aussi provoqué des bulles d’actifs, et notamment immobiliers, en Chine, et que cette bulle menaçait d’éclater, avec des conséquences imprévisibles"


La presse économique évoque fréquemment le "piège", le "dollar trap", dans lequel s’est jeté la Chine ces 10 dernières années. En convertissant massivement ses excédents commerciaux en bons du trésor américain, la Chine se retrouve aujourd’hui piégée par la politique de surendettement menée par l’administration Obama et soutenue par la FED par une politique officielle et rampante de "Quantitative Easing". via

Si la Chine arrête d’augmenter ses encours de dette du trésor US, alors le trésor US perdra un peu plus de capacité à trouver des clients pour financer l'augmentation de ses dettes, du moins à un taux d’intérêt compatible avec la remise en forme d’une économie malade de surendettement.

La FED devra donc poursuivre sa politique de Quantitative Easing, et de répurgation des dettes du système financier américain par création monétaire, ce qui pourrait finir par créer une inflation forte et donc faire tomber la valeur des bons du trésor à des niveaux très bas.

Mais si elle continue d’en acheter, rien ne dit que ce sera suffisant, tant les besoins du trésor US en nouveaux acheteurs de dette américaine sont immenses.

Les réserves de bons de la chine ne représentent "que" 2000 milliards sur un encours circulant qui va atteindre prochainement 12 000 milliards et plus : les achats chinois ne sauraient donc à eux seuls garantir la solvabilité de l’état américain, ne feront pas disparaître le spectre d’un recours au Quantitative easing, et de tensions sur la valeur de la monnaie…

Par conséquent, se surexposer en obligations du trésor US aujourd’hui paraît suicidaire, (surtout que 2 000 milliards de dollars représentent tout de même, aujourd'hui, près de 50% du PIB Chinois.)

Ceci dit, la banque de Chine peut elle réellement cesser de se renforcer en dette libellée en dollars.





La Chine n’a pas de bonne décision stratégique à prendre, elle s’est mise dans une situation où elle devra choisir, entre deux maux, le moyen de réduire ses pertes.




Olivier VEROT
Stratégie Chine

10 oct. 2009

Alibaba acquisition de HIChina

Alibaba acquisition de HIChina

Synnex Corporation devrait vendre ses parts majoritaires dans Chine Civilink (Cayman), qui opère en Chine comme la compagnie d'enregistrement de domaine HiChina Web Solutions, à Alibaba.com Limited.

HiChina, www.net.cn, est un fournisseur de services d'infrastructure Internet en Chine, y compris les services de nom de domaine, serveur Web et les services d'hébergement, services d'hébergement d’e-mail et de conception de site Web et les services de développement.



Cette acquisition stratégique en Chine a pour but Marketing d'augmenter son offre de produits à l’ Information Technology qui se concentre à offrir aux petites entreprises une solution globale aux défis qui découlent de la mise en œuvre des matériels, logiciels et services basés sur Internet en Chine ainsi que de la maintenance informatique.

Alibaba.com, souhaite donc élargir son offre aux PME (petites entreprises surtout)

Cette opération serait estimée à environ 60 millions de dollars. HiChina, avec plus de 550 employés, deviendrait une filiale du groupe Alibaba.com et conservera sa propre marque et ses propres opérations.



Plus d'informations sur Business Chine information



Olivier VEROT
Stratégie Chine

8 oct. 2009

Le comportement de consommation des chinois

Le comportement de consommation des chinois

La Chine est une société dite ‘collectiviste’, le groupe prime sur l’individu. Il en résulte une très grande ‘conformité’ du consommateur chinois aux normes et aux règles du groupe auquel il appartient.

L’engouement massif des dernières années pour le golf en Chine (1 million de golfeurs) témoigne de ce besoin d’appartenance au groupe (celui des nantis) et de la conséquente conformité des attitudes des individus aux attentes de celui-ci.

voir aussi le comportement du consommateur chinois marques étrangères, consommateur chinois marques chinoises.

Aussi, la communication publicitaire en Chine met fréquemment en scène des groupes plutôt que des individus. Aujourd‘hui, la génération de l’enfant unique veut bien vivre, mieux vivre et donc dépense (éducation, produits de luxe, biens de consommation), surtout dans les grandes villes. La consommation est souvent ostentatoire comme en témoigne l’explosion du nombre de voitures de luxe en République Populaire de Chine, puisque les Chinois ont une nécessité de reconnaissance sociale et donc d’appartenance à un groupe.

En raison principalement du besoin de conformité par rapport au groupe de référence, il apparaît que rares sont les individus prêts à courir le risque social par rapport à leur groupe de référence d’être ‘innovateur’. Par contre, une fois le produit adopté par le groupe de référence, l’engouement est extrêmement rapide, et de plus grande envergure.

voir tendance de consommation des chinois

Il n’y a pas une Chine, mais des Chines.

La classe moyenne représente environ 240 000 000 de personnes, d’après l’Académie des Sciences sociales de Chine, soit 19% de la population totale. D’après l’estimation plus réaliste du cabinet américain Mc Kinsey (qui aborde la question de la ‘classe moyenne’ sous l’angle des revenus et non sous l’angle des actifs pour l’académie des sciences sociales) ; 105 millions de ménages chinois urbains, essentiellement sur la bande côtière, devraient vivre avec plus de 25 000 RMB par an en 2009. D’après le cabinet Mc Kinsey toujours, la classe moyenne basse devrait représenter 290 millions de personnes en 2011, et atteindrait 520 millions de personnes en 2025. Aujourd’hui, 120 millions de chinois vivent encore avec moins de 1 USD/jour.

Le consommateur chinois est très sensible à la marque. Les consommateurs chinois ont le sentiment que le prix est une indication de la qualité d'un produit. Les critères de choix les plus importants sont le prix et le service des vendeurs. En revanche, la garantie, la possibilité de remboursement des produits sont moins importants. D'une manière générale, les Chinois attachent une grande importance à la recherche d'information sur un produit, préalablement à leur achat. La principale source d'information est le bouche-à-oreille. Les consommateurs chinois sont désireux de voir ce qui est disponible, particulièrement en ce qui concerne les produits étrangers. Ils sont très curieux vis-à-vis des produits étrangers mais préfèrent encore les produits nationaux.


Historiquement, la Chine est un pays avec un taux d’épargne très important, un des plus importants du monde. Le crédit à la consommation se développe mais il est limité.

source


Olivier VEROT
Stratégie Chine

Application Baracartes pour Iphones


Application Baracartes pour Iphones


Un ami à moi vient de lancer son entreprise dans le développement de solutions pour téléphonie mobile plus particulièrement sur iPhone.




Leur 1ere application c'est GéoQuiz, un quiz de 600 questions sur la Géographie mondiale, accompagnées de photographies illustratives et de plus d’informations sur chaque réponse,
C’est une application très prenante avec laquelle vous apprendrait tout en vous amusant
Prix: 0,79 euros.

Application numéro 2 est un deuxième quiz, sur le vin cette fois ci, réaliséz en association avec « L’Atelier du Vin » et « EcceVino ».

Cette deuxième application vous permettra de mieux connaître le vin avec les intéressantes explications qui suivent chaque question. Particulièrement propre graphiquement et avec des questions/réponses de qualité, nous vous invitons également à découvrir le « Quiz du Vin » 1,59 euros.

leur site www.baracartes.com.



Olivier VEROT
Stratégie Chine

Présentation d'un Blog...Frenchlabel

Présentation d'un Blog...Frenchlabel

Ce blog parle de la culture Asiatique, plus particulièrement

Mon article préféré de ce blog, que je vous invite à lire celui sur la saison Pepsi Azuki.

Toute la campagne de communication de Pepsi au Japon...


voici quelques photos...





La carte sexy de Pepsi au Japon...





Je remercie ce blog sur l'asie d'avoir consacré un post pour mettre en valeur mes 2blogs....



Olivier VEROT
Stratégie Chine

7 oct. 2009

La taxe anti-dumping sur les tubes d'acier chinois

La taxe anti-dumping sur les tubes d'acier chinois

tube acier Chine
La Chine a fait savoir à l'UE de son mécontentement de sa décision finale d'imposer une taxe anti-dumping (de 17,7% à 39,2%) sur les tubes d'acier chinois.

Les tubes d'acier importés de la Chine sont accusés de menacer ou de porter un préjudice matériel aux industries locales.

La Chine proteste et demande à l'OMC de définir des règles. Selon le gouvernement chinois, les taxes anti-dumping devraient être basées sur des faits de préjudice ou menace matériels, au lieu d'accusations et de présomptions.

En plus, les plaintes portant sur le dumping doivent inclure des preuves précises et suffisantes de dumping et de préjudice ainsi qu'un lien entre ces deux éléments. Mais de nombreuses analyses marketing et chiffres avaient prouvé que les exportations des tubes d'acier chinois pour l'UE dépendaient des conditions du marché et qu'elle n'avaient pas affecté les fabricants d'acier de l'UE.

La Chine affirme que l'UE n'a pas respecté ses engagements sur l'opposition contre le protectionnisme.



Olivier VEROT
Stratégie Chine

6 oct. 2009

Le phishing sévit ausssi en Chine

Le phishing sévit aussi en Chine

Parmi les pays les plus actifs dans la diffusion de cette nouvelle fraude, le phising, se trouve la Chine, la France et les États-Unis, suivis de l’Espagne et de l’Australie.

Le
phishing

55.000 ordinateurs seraient désormais victimes d’arnaques de phishing tous les mois dans le monde, soit 330.000 personnes entre janvier et juin 2009.


Une technique de plus en plus utilisée par les fraudeurs consiste à obtenir des renseignements personnels comme mot de passe, coordonnées bancaires, etc. en se faisant passer pour un organisme de confiance, comme une institution banque ou une administration.

Les messages de phishing ont dépassé plus de 7% de messages de spam envoyés dans le monde.

Olivier VEROT
Stratégie Chine

Obama cède sous les pressions de la Chine

Obama cède sous les pressions de la Chine et ne rencontrera pas Le Dalai Lama.

Le président américain ne rencontrera pas le chef spirituel tibétain pendant sa visite à Washington.

C'est la 1ère fois depuis 1989, qu'un président des Etats-Unis ne rencontre pas le dalaï lama.

Hillary Clinton a nommé une sous-secrétaire en charge du dossier Tibet pour le recevoir.

La sous-secrétaire d'Etat pour la démocratie et les affaires générales, Maria Otero, qui est également la coordinatrice spéciale du gouvernement américain sur le Tibet, rencontrera le dalaï lama à son arrivée à la Capital.

La Dalai lama effectue effectue actuellement une longue tournée en Amérique du Nord, au nom de la Paix. Il est arrivé hier à Washington où il doit s'entretenir avec des parlementaires.


Le Discours officiel

L'objectif est de tendre la main à la Chine

Notre position à l'égard de la Chine est claire: nous voulons lui tendre la main. Nous pensons que la Chine est un acteur mondial important", a déclaré le porte-parole.


Obama cède sous les pressions de la Chine

Les autorités chinoises se sont fermement opposées à ce que le dalaï lama rencontre des responsables officiels étrangers.

Pour Pékin, le dalaï lama est un "séparatiste" qui vise l'indépendance du Tibet sous couvert d'appels à plus d'autonomie.

Mais que se cache t il derrière cet entente?
Serait ce une stratégie pour avoir plus de liquidité?
avantages économique pour les USA?

Ou tout simplement la peur des représailles chinoises.



En tout cas dans le pays(la Chine), ce refus est considéré comme une grande victoire de Hu Jintao. Et déjà certains médias ont commencé leur travail: diffuser la propagande.


Olivier VEROT
Stratégie Chine

5 oct. 2009

Business avec les Chinois

Business avec les Chinois


Etre modeste et garder son sang froid

Les Occidentaux sont perçus comme des personnes arrogantes qui ont tendance à se surestimer lors de négociations Business.

Il est donc important, lorsque vous vous apprêtez à entamer les pourparlers, de bien préparer vos entretiens et surtout de ne pas miser uniquement sur la notoriété éventuelle de votre entreprise.



Les Chinois dans le business sont dans l'ensemble des personnes calmes et courtoises. Même s'ils tolèrent les emportements des Occidentaux, réputés pour leur caractère…
il est toujours préférable de ne pas sortir de ses gonds. Si l'énervement est au mieux perçu comme un aveu de faiblesse, il est au pire admis comme une volonté d'affirmer sa supériorité.

Attention, il faut toujours éviter de rabaisser un homme devant d'autres personnes, surtout s'il y a des femmes.

Une coutume à savoir

Certaines habitudes chinoises peuvent surprendre un Occidental lors de ses premiers séjours. On cite souvent l'exemple de la carte de visite qu'il faut donner à deux mains en s'inclinant poliment, mais d'autres coutumes sont tout aussi ancrées.


« Les Chinois ne se disent pas bonjour le matin en arrivant. Lorsque je suis venu la première fois et que j'ai serré la main à tout le monde, j'ai appris ensuite que j'avais dérangé. Un simple geste de la tête suffit »
Voir aussi la culture client




Olivier VEROT
Stratégie Chine